Lettre de M. Larrey fils aîné adressée à M. de Larrey, ancien officier de cavalerie, à Donzacq (40)
Archive privée inédite
- Date: 03/10/1812
- Lieu: Audignon (40)
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A Monsieur
Monsieur de larrey ancien officier
de cavalerie
a
Donzacq dep. des landes.
vous ne sauriez croire, mon cher papa, quels ont été les sentimens de joie dont j'ai été pénétré lorsque j'ai reçu de vos nouvelles et que j'ai appris que vous jouissiez d'une bonne santé; car depuis quelques jours j'etais dans des alarmes continuelles de ce que je ne voyais point arriver pierrine. nous l'attendions depuis samedi comme il avait promis de venir ce jour là. d'un autre côté je souffrais de voir ma chere maman triste et croyant que vous etiez malade.
mon tendre papa, vous ne cessez de penser a moi quoique eloigné; hier encore vous m'avez envoyé un selectae é veteri pour marque de votre tendresse et pour me dire sans doute de m'occuper a l'etude. que d'actions de grace ne vous dois-je pas ! comment pourrai-je vous payer tant de bontés. je ferai, mon papa tout ce qui dependra de moi pour vous satisfaire et pour vous prouver que je suis sensible a tout ce que vous daignez faire en ma faveur. j'espere que vous n'aurez pas lieu de vous plaindre de moi dans la suitte. rien ne me sera impossible pour vous plaire. nous navons pas encore fait la chasse aux cochevis, mais nous comptons la faire lundi prochain s'il fait beau temps.
permettez moi d'inserer ici les amitiez et les respects de mon frere et de mes seurs qui jouissent comme moi de la plus parfaite sancte.
Je vous ambrasse, mon cher papa avec tous les sentimens de tendresse et de respect d'un bon fils,
Monsieur de larrey ancien officier
de cavalerie
a
Donzacq dep. des landes.
a Audignon le 3e octobre 1812 /
vous ne sauriez croire, mon cher papa, quels ont été les sentimens de joie dont j'ai été pénétré lorsque j'ai reçu de vos nouvelles et que j'ai appris que vous jouissiez d'une bonne santé; car depuis quelques jours j'etais dans des alarmes continuelles de ce que je ne voyais point arriver pierrine. nous l'attendions depuis samedi comme il avait promis de venir ce jour là. d'un autre côté je souffrais de voir ma chere maman triste et croyant que vous etiez malade.
mon tendre papa, vous ne cessez de penser a moi quoique eloigné; hier encore vous m'avez envoyé un selectae é veteri pour marque de votre tendresse et pour me dire sans doute de m'occuper a l'etude. que d'actions de grace ne vous dois-je pas ! comment pourrai-je vous payer tant de bontés. je ferai, mon papa tout ce qui dependra de moi pour vous satisfaire et pour vous prouver que je suis sensible a tout ce que vous daignez faire en ma faveur. j'espere que vous n'aurez pas lieu de vous plaindre de moi dans la suitte. rien ne me sera impossible pour vous plaire. nous navons pas encore fait la chasse aux cochevis, mais nous comptons la faire lundi prochain s'il fait beau temps.
permettez moi d'inserer ici les amitiez et les respects de mon frere et de mes seurs qui jouissent comme moi de la plus parfaite sancte.
Je vous ambrasse, mon cher papa avec tous les sentimens de tendresse et de respect d'un bon fils,
Larrey fils ainé