Lettre de J. Diribarne

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Mongelos ce 23 juin 1864.

Mon bien cher Pierre

Vous ne sauriez croire combien votre lettre m'a surpris agréablement; je me suis hâté de la communiquer à mes parents et ma mere a pleuré de joie à la nouvelle de votre arrivée; tous nous avons ressenti un plaisir indicible en pensant que bientôt nous aurons l'avantage de vous embrasser.
Je regrette beaucoup que votre excellent frère soit retenu à Paris pour cause de maladie; mais il faut esperer mon cher que les conseils et les soins de l'honorable monsieur Tardieu soulageront ses souffrances, et puis l'air du pays natal achevera de guérir le mal qu'aura si bien combattu cet illustre maitre. Enfin s'il reste pour la suite quelque indication à remplir veuillez dire à votre cher frère que je m'empresserai de tout mon coeur de me mettre à son service, et suppléant au talent par le dévouement avec le concours de l'air et du beau ciel de mongelos on parviendra à lui faire goûter bicice hun eta luce batz.
Ainsi mon bien cher ami nous mettons d'ors et déjà toute notre maison à votre disposition; nous vous attendons à bras ouvers et j'espère que votre arrivée achevera de guérir ma mère qui est dépuis assez longtemps malade.
À bientôt donc
mon bien cher Pierre
mes salutations affectueuses à votre frère et votre cousin : dites à celui ci que je serai enchanté de faire sa connaissance
Tous mes parents vous envoient [] gorainci.
mon excellent voisin Garaya Jean, et Donat m'ont chargé de les rappeler à votre bon souvenir

Votre tout dévoué

J. Diribarne dr m. m.