Lettre adressée à M. Laplante, négociant, à Mont-de-Marsan (40)
Archive privée inédite
- Date: 10/02/1815
- Lieu: Montfort-en-Chalosse (40)
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A Monsieur
Laplante negt chèz
Madme Ve Lesbazeilles
A montdemarsan
mon frere étant toujours infirme, je me mele de ses affaires, qui chaque jour s'ameliorent, j'ai deja payé le quart a tous les creanciers par corps vous seul étez excepté, mais vous ne perderez rien pour attendre, ce qui me Derange un peu c'est que nous avons été obligés de payer un creancier hypotecaire qui travailloit a une expropriation, et si elle avoit reussi elle auroit grandement gené mon frere pour payer les créanciers par corps. vous pouvez voir dans cette conduite le desir de payer tout le monde, mon frere n'ayant pas d'enfants, vous sentez que je m'interesse a la liquidation D'un bien superbe, qui par son genre de culture me mettra a meme de solder tout le monde en peu de tems. plus vous voudrez ou pourrez patienter, plus vous nous obligerez et nous rendrez service. votre premier quart est encore en vin que vous pourrez retirer quand les chemins le permettront vous me renderiez service De me permettre D'en Disposer, pour payer des creanciers plus incommodes et qui ont plus de Besoin que vous. je peux vous garantir que vous ne perderez rien pour attendre. on vous payerez les interets.
l'objet de cette lettre est de vous prier de vouloir mettre mon frere a meme de se presenter ou faire presenter devant les tribunaux, pour y poursuivre certains debiteurs De mauvaise foi
vous savez que mon frere, par quelque mauvais conseil, presenta l'année passée un projet de faillite qui fut suivi D'un jugement nommant des syndics pour verifier ses livres. il faut annuller ce jugement.
10 Fevrier
Mr Deyris, Dr
à monfort
Laplante negt chèz
Madme Ve Lesbazeilles
A montdemarsan
| Mr laplante | monfort 10 fevrier 1815, |
Monsieur,
mon frere étant toujours infirme, je me mele de ses affaires, qui chaque jour s'ameliorent, j'ai deja payé le quart a tous les creanciers par corps vous seul étez excepté, mais vous ne perderez rien pour attendre, ce qui me Derange un peu c'est que nous avons été obligés de payer un creancier hypotecaire qui travailloit a une expropriation, et si elle avoit reussi elle auroit grandement gené mon frere pour payer les créanciers par corps. vous pouvez voir dans cette conduite le desir de payer tout le monde, mon frere n'ayant pas d'enfants, vous sentez que je m'interesse a la liquidation D'un bien superbe, qui par son genre de culture me mettra a meme de solder tout le monde en peu de tems. plus vous voudrez ou pourrez patienter, plus vous nous obligerez et nous rendrez service. votre premier quart est encore en vin que vous pourrez retirer quand les chemins le permettront vous me renderiez service De me permettre D'en Disposer, pour payer des creanciers plus incommodes et qui ont plus de Besoin que vous. je peux vous garantir que vous ne perderez rien pour attendre. on vous payerez les interets.
l'objet de cette lettre est de vous prier de vouloir mettre mon frere a meme de se presenter ou faire presenter devant les tribunaux, pour y poursuivre certains debiteurs De mauvaise foi
vous savez que mon frere, par quelque mauvais conseil, presenta l'année passée un projet de faillite qui fut suivi D'un jugement nommant des syndics pour verifier ses livres. il faut annuller ce jugement.
10 Fevrier
Mr Deyris, Dr
à monfort