Lettre de M. Despruets adressée au général baron de Cardenau, à Tilh (40)

Archive privée inédite
  • Date: 03/12/1833
  • Lieu: Garos (64)

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à Monsieur
Monsieur le général baron De
Cardenau sur ses domaines
a tilh
Dept des landes



garos le 3 xbre 1833

repdu le 9 id

quoique nous aÿons de vos nouvelles par amelie, mon Bien cher beau frère, je ne veux pas me priver du plaisir de m'entretenir un moment avec vous, Et d'apprendre, par vous même, à vôtre grand loisir pourtant tout, ce que nous pouvons desirer concernant vos santés essentiellement Et puis quelques aimables Details sur tout ce qui peut vous interesser vous, made de cardenau vos biens chers Et aimables Enfans.
amélie ne nous a pas laissé ignorer qu'elle avoit eu le plaisir de vous voir Et de vous Embrasser à goos, Elle nous a parlé surtout avec l'accent de la sensibilité et de la reconnoissance de toutes les caresses, de toutes les prévenances Et les amitiés dont vous l'avez comblée; oui, mon papa, me dit-elle, si javois été sa fille, mon cher oncle ne m'auroit pas temoigné plus D'affection Et d'intérêt. le papa, la mama. pourroit-ils être insensibles a d'aussi aimables aimables demonstrations ? je vous le laisse a deviner, mon cher beau frère, vous qui Etes un aussi Excellent papa; recevez l'expression de notre vive Et bien sincere reconnoissance.
Eulalie me marque que vous avez Eu la bonté d'envoÿer a goos, un petit paquet de hardes d'amélie que nous avions adressé chez vous pour lui servir chez vous, où nous croÿions quelle Etoit déjà ou quelle ÿ seroit trés prochainement. voila qu'eulalie me marque qu'amelie lui Est fort utile Et qu'elle desire lui voir prolonger, Encore quelque tems, son sejour auprès d'elle, pour m'engager a ceder a son desir, Elle me parle d'un jubilé qui va commencer incessemment, Et m'observe qu'au milieu d'une famille triste Et affligée, le recueillement pour gagner les indulgences Est beaucoup plus facile que partout ailleurs. que puis-je repondre a toutes ces raisons ? laisser faire, Dans l'attente qu'elle ira un peu plus tard recueillir chez vous Et vous rendre de son mieux Et a vous Et à sa bonne tante Et a ses aimables cousines Et au cher alexandre toutes les caresses quelle Est impatience D'ÿ Echanger.
amelie nous a marqué que vous aviez mis le comble a vos amabilités En lui disant que vous vouliez venir nous voir; mais que vous vouliez attendre la belle saison. vous saurez, mon cher beau frere, que dans l'instant jai retenu acte de votre dire Et que j'ÿ apposé le ne varietur j'espere que vous voudrez nous faire une visite de famille, Dans le genre des visites d'armagnac alors nous serons vraiment En fête de famille ce sera pour nous une epoque de bonheur.
il faut bien que je vous dise quelque chose de nos santés. Elles se remontent toutes un peu. quant a la mienne Elle Est toujours assez Debile; mais dors En avant que puis-je Esperer ? je devient sourd Et toutes mes facultés baissent sensiblement. ce doit etre. bien portant ou malades nos sentiments pour vous Et les vôtres se porteront toujours trés bien. je vous prie d'en agréer l'assurance de la part de toute la famille voire même de mr le curé qui me charge de vous offrir son respect. je vous Embrasse

Despruets Dm.



Garos le 3 Dbre 1833
reçue le 6 Dbre
repdu le 9 - id
mr Despruet