Lettre de M. de Poyusan adressée à Bernard Domenger fils, à Mugron (40)
Archive privée inédite
- Date: ?
- Lieu: ?
© Toute utilisation de cette transcription est soumise à autorisation
[La transcription peut comporter des erreurs]
A Monsieur
Monsieur Bernard Domenger fils
à Mugron par tartas
Dept des landes
Mon cher Domenger
Ce n'est pas la peine de tant rappeler le léger serviçe que je t'ai rendu. C'est de ma part un acte de justice et d'amitié que je suis prêt à renouveller, si le Cas l'éxigeait encore. depuis la réception de ta derniere lettre, j'ai Causé de ton affaire avec Monsieur le Préfet, qui repart aujourd'hui de Dax. il m'a dit tout plein de choses agréables à cette occasion et m'a bien promis, si l'on venait à lui adresser les Procés verbaux dont tu te plains qu'il ferait tout Ce que je pourrais désirer. ces paroles, j'espére, doivent te tranquiliser. si ces Maudits jaugeurs et Compagnie persistent à te tourmenter, écris-moi de suite, je me charge de les faire tancer d'une rude maniére. Monsieur D'étigny m'a pareillement promis d'être toujours favorable à tes intérets. tu vois que les autorités [manque ...upérieures] te soutiennent, Dés lors tu n'as rien à craindre.
si lors de ton retour à Bayonne, il m'est possible d'aller t'y voir, je te promets que j'en saisirai l'occasion avec empressement. Mais je crains bien que mes affaires ne s'opposent à ce voyage projetté. j'en aurais bien du Regret.
C'est Malgré mes Conseils que Mon frére à donné sa démission. il à été sourd à toutes mes observations. il avait une telle antipathie pour cette plaçe, qu'il me disait « je tombe Malade, si je la conserve plus long tems. » au Reste je suis étonné que tu me dises que tu en es fâché pour son compte et pour le tien, car je ne prévois point que l'abandon de cette plaçe puisse vous nuire ni à l'un ni à l'autre.
adieu, cher Domenger, Compte toujours sur mon amitié, elle est sincére, et Conserve moi la tienne que j'apprécie infiniment.
Rappelle Moi, je t'en prie au souvenir de mon frére, dis-lui que sa femme se porte à Merveille et qu'elle à toujours été dans les sociétés et dans les Bals, pendant le séjour de M. le Préfet dans cette ville.
Monsieur Bernard Domenger fils
à Mugron par tartas
Dept des landes
Mon cher Domenger
Ce n'est pas la peine de tant rappeler le léger serviçe que je t'ai rendu. C'est de ma part un acte de justice et d'amitié que je suis prêt à renouveller, si le Cas l'éxigeait encore. depuis la réception de ta derniere lettre, j'ai Causé de ton affaire avec Monsieur le Préfet, qui repart aujourd'hui de Dax. il m'a dit tout plein de choses agréables à cette occasion et m'a bien promis, si l'on venait à lui adresser les Procés verbaux dont tu te plains qu'il ferait tout Ce que je pourrais désirer. ces paroles, j'espére, doivent te tranquiliser. si ces Maudits jaugeurs et Compagnie persistent à te tourmenter, écris-moi de suite, je me charge de les faire tancer d'une rude maniére. Monsieur D'étigny m'a pareillement promis d'être toujours favorable à tes intérets. tu vois que les autorités [manque ...upérieures] te soutiennent, Dés lors tu n'as rien à craindre.
si lors de ton retour à Bayonne, il m'est possible d'aller t'y voir, je te promets que j'en saisirai l'occasion avec empressement. Mais je crains bien que mes affaires ne s'opposent à ce voyage projetté. j'en aurais bien du Regret.
C'est Malgré mes Conseils que Mon frére à donné sa démission. il à été sourd à toutes mes observations. il avait une telle antipathie pour cette plaçe, qu'il me disait « je tombe Malade, si je la conserve plus long tems. » au Reste je suis étonné que tu me dises que tu en es fâché pour son compte et pour le tien, car je ne prévois point que l'abandon de cette plaçe puisse vous nuire ni à l'un ni à l'autre.
adieu, cher Domenger, Compte toujours sur mon amitié, elle est sincére, et Conserve moi la tienne que j'apprécie infiniment.
De Poyusan
Rappelle Moi, je t'en prie au souvenir de mon frére, dis-lui que sa femme se porte à Merveille et qu'elle à toujours été dans les sociétés et dans les Bals, pendant le séjour de M. le Préfet dans cette ville.
- DOMENGER Bernard
- ( - >1828 Mugron ? )