Lettre de J. G. Castaignède adressée à M. Dufilh, propriétaire à Ychoux (40)
Archive privée inédite
- Date: 29/08/1854
- Lieu: Pissos (40)
© Toute utilisation de cette transcription est soumise à autorisation
[La transcription peut comporter des erreurs]
Monsieur Dufilh
Propriétaire, lieu de hors
à Ichoux
J'étais à la session du conseil général lorsque votre lettre est arrivée ici; je n'ai donc pas Pu y répondre Plustôt.
Le seigle étant sur Pied lorsque votre soeur vous céda sa terre labourable, elle aurait dû en faire la réserve Pour Pouvoir aujourd'hui la réclamer, et je ne me rappèle Pas qu'il en ait été question. D'un autre côté cette terre étant portée dans votre lot à la charge d'une soulte en argent, je ne vois Pas de quel droit elle viendrait en revendiquer la moitié afférente au Propriétaire.
Les fumiers de parcs devant servir à l'engrais des terres labourables doivent évidemment être partagés entre les cohéritiers au prorata des terres de chacun; c'est-à-dire, les 5/8 Pour vous Et les 3/8 Pour vos cohéritiers; et ainsi de même chaque année tant que vous aurez les brebis ensemble; si vous voulez profiter exclusivement des fumiers dans vos moitiés de parcs, il faut y faire mettre des séparations et n'y loger que vos Brebis; sans quoi le fumier devrait être Partagé dans les proportions du bétail.
quant aux cimes des maïs dans les bareyts, que dans ce pays ci on fait manger en vert, elles reviennent de plein droit aux boeufs qui font actuellement le service de ces biens.
agréez, je vous Prie, mes salutations les plus dévouées.
Propriétaire, lieu de hors
à Ichoux
Pissos le 29 août 1854
Monsieur
J'étais à la session du conseil général lorsque votre lettre est arrivée ici; je n'ai donc pas Pu y répondre Plustôt.
Le seigle étant sur Pied lorsque votre soeur vous céda sa terre labourable, elle aurait dû en faire la réserve Pour Pouvoir aujourd'hui la réclamer, et je ne me rappèle Pas qu'il en ait été question. D'un autre côté cette terre étant portée dans votre lot à la charge d'une soulte en argent, je ne vois Pas de quel droit elle viendrait en revendiquer la moitié afférente au Propriétaire.
Les fumiers de parcs devant servir à l'engrais des terres labourables doivent évidemment être partagés entre les cohéritiers au prorata des terres de chacun; c'est-à-dire, les 5/8 Pour vous Et les 3/8 Pour vos cohéritiers; et ainsi de même chaque année tant que vous aurez les brebis ensemble; si vous voulez profiter exclusivement des fumiers dans vos moitiés de parcs, il faut y faire mettre des séparations et n'y loger que vos Brebis; sans quoi le fumier devrait être Partagé dans les proportions du bétail.
quant aux cimes des maïs dans les bareyts, que dans ce pays ci on fait manger en vert, elles reviennent de plein droit aux boeufs qui font actuellement le service de ces biens.
agréez, je vous Prie, mes salutations les plus dévouées.
J. G. Castaignède